29/09/2008
30 septembre 2008
Après quelques jours à avoir été très gentiment hébergé par un bon ami, et bien que ça se soit très bien passé, je peux affirmer qu’il est préférable de se débrouiller seul que de demander l’aide des autres. Je suis incapable de me sentir à l’aise dans cette situation, même en sachant que la générosité est donnée de bon coeur et qu’on ait passé de bons moments. Je préférerais malgré tout retourner sur la couche dure et froide du camping et être ainsi parfaitement indépendant. Le confort n’est pas pour moi l’accès à une télévision, des douches chaudes, un bon matelas et du matériel de cuisine. Le confort c’est avant tout ma liberté complète ainsi que mon indépendance totale. Ne rien demander à personne et se débrouiller par soi-même, là est le véritable luxe. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai refusé de demander des allocations de chômage dont j’aurais pu bénéficier durant les quelques semaines pendant lesquelles j’ai encore eu un domicile légal ici.
Refuser toute aide extérieure, car celle-ci astreint, du manière ou d’une autre. Dans le cadre des allocations, je serais astreint à la recherche d’un autre emploi (une hérésie). Dans le cadre de l’aide reçue par un ami, je suis astreint moralement à… être un bon ami en échange. Chose tout à fait naturelle qui en devient une obligation. Ne compter que sur moi pour ne pas donner au monde une quelconque emprise sur ma vie.
De retour en tente depuis deux jours, puis location d’une caravane en raison du temps tout à fait exécrable, à la belge.
Entry Filed under: Belgique. Mots-clefs: camping, caravane, liberté, nomade, tourinnes-la-grosse.
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